1ère Conférence Nationale sur la Politique Sectorielle de la Prise en Charge de la Jeunesse.
16-17 et 18 Février 2008
Pour une meilleure Prise en Charge
أنتم الأمل
Problématique et objectifs de la conférence :
En application des orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnels a engagé la concertation sur le dossier ouvert par la réunion Gouvernement / Wali sur la prise en charge de la jeunesse, et a entrepris l’organisation de rencontres au niveau local, régional et national afin d’approfondir la réflexion autour des problématiques liées aux jeunes en formation, à leurs attentes et à leurs visions sur les différents aspects de la formation et des programmes qui l’accompagnent. Les jeunes représentent
la richesse de l’Algérie bien plus que les ressources naturelles ne le sont. En effet, ce sont les matières grises et non les matières premières qui font désormais la prospérité et la performance des pays. Tous les Etats modernes ont pris conscience de cela et consacrent des budgets importants à l’éducation et à la formation de leurs jeunesses. Il est vrai que les proportions de jeunes en Algérie constituent parfois des charges assez lourdes mais il faut considérer les budgets consentis à cet effet en tant qu’investissement qui apportera des retombées très positives sur l’avenir du pays pour peu que ces ressources humaines soient bien utilisées. Pour réaliser ces ambitions, la préparation des futurs citoyens dotés de compétences et de performances professionnelles doit se faire durant la période de jeunesse où tous les enseignements sont donnés sur le plan intellectuel, scientifique, technique, professionnel, sportif, culturel et civique.La responsabilité de ces missions incombe à plusieurs départements ministériels qui interviennent en synergie pour assurer une prise en charge complète des jeunes et les préparent à leur insertion socioprofessionnelle Une part importante de la mise en œuvre de ces missions est assumée par le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, à travers les qualifications professionnelles qu’il donne aux jeunes pour leur permettre de s’insérer dans la vie économique et sociale. Il est donc interpellé au même titre que les autres secteurs sur les phénomènes inquiétants qui traduisent un certain malaise chez les jeunes qui ont perdu confiance par rapport aux institutions étatiques et qui poussent leurs réactions jusqu’à des limites extrêmes.
C’est pour comprendre et combattre ces comportements qu’une large concertation a été engagée avec les jeunes des établissements de formation qui se sont exprimés sur leurs préoccupations et leurs attentes dans le but de les prendre en considération dans les programmes d’action du secteur et en relation avec les autres acteurs concernés par la prise en charge de la jeunesse.
Plus de trois mille six cents (3600) délégués ont pris part aux rencontres qui se sont déroulées dans les wilayas et au niveau régional afin de contribuer à ces programmes par leurs propositions. Au niveau des établissements, ce sont l’ensemble des apprenants qui ont été conviés à participer au débat sur les problématiques de formation et d’activités complémentaires sportives et culturelles. Ils ont apporté leur vision sur les différents programmes que le secteur a mis en place pour la prise en charge de leurs préoccupations qu’elles soient d’ordre pédagogique ou liées aux programmes d’activités annexes. En effet, si le secteur a longtemps concentré ses efforts sur la formation purement technique et professionnelle, il a entrepris ces dernières années un programme de promotion d’activités sportives et culturelles dans le cadre de l’humanisation des établissements de formation et de l’épanouissement personnel des stagiaires notamment à travers les différentes formes d’expression (peinture, littérature, pièces de théâtre….)En plus du programme de réformes et de renforcement de ses capacités que le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnels a initié pour améliorer son action sur le plan pédagogique, il a également développé des activités complémentaires à la formation technique qui visent à améliorer les conditions de vie des stagiaires en leur assurant un environnement favorable à leur épanouissement. Aussi fondamentale que la formation technique, cette formation complémentaire permet aux jeunes d’acquérir les compétences de savoirs être nécessaires à leur intégration facile dans la société. Elle permet également d’occuper les tempes libres des jeunes à des activités saines les éloignant des dangers des fléaux sociaux et des risques de récupération par des tendances extrémistes et d’embrigadement. De ce programme particulier on peut citer quelques principales actions dont certaines sont mises en œuvre en collaboration avec les départements ministériels en charge de ces domaines. Le premier axe concerne l’amélioration de l’efficacité et du rendement du système interne de formation par :
l’accroissement de l’offre de formation dans les divers modes notamment celui de l’apprentissage dont l’effectif a presque doublé passant de103 828 en 99 à 187 336 en 2007.
l’adaptation des formations pour prendre en charge les métiers prioritaires correspondant aux besoins actuels et futurs des secteurs économiques et sociaux tels les métiers manuels et ceux liés aux technologies nouvelles
la satisfaction des besoins de certaines branches professionnelles déficitaires en main d’œuvre comme la construction et le bâtiment, l’artisanat, le tourisme et l’agriculture.Le deuxième axe vise à assurer l’accessibilité de la formation à toutes les catégories de population notamment celles à besoins spécifiques tels les personnes handicapées physiques ; les jeunes en danger moral ; les populations en milieu carcéral ; les femmes au foyer ; les jeunes femmes rurales. Pour l’année 2007, ce sont près de 43 153 jeunes parmi ces populations qui ont suivi une formation dont 2171 handicapés physiques, 1693 jeunes en difficulté morale, 6123 détenus, 14 500 femmes rurales et 18 666 femmes au foyer.
Le troisième axe concerne l’information, l’orientation et l’accompagnement des stagiaires en vue de faciliter leur insertion dans le tissu économique à travers notamment la vulgarisation des dispositifs de soutien à l’emploi en partenariat avec les agences de gestion ANGEM et ANSEJ. Plus de 60 % des créateurs de micro entreprises dans le cadre de l’ANSEJ sont des diplômés de la formation et de l’enseignement professionnels et 27 820 candidats dont 9477 femmes ont été accompagnés pour leur projet dans le cadre du dispositif ANGEM, 4482dossiers dont 2703 au profit des femmes, ont déjà été financés.
Le quatrième axe touche à la promotion de l’activité sportive dans les CFPA et INSFP en relation avec le Ministère de la jeunesse et des sports. En collaboration avec les Directions de wilaya chargées de la jeunesse et des sports,34 willayas ont procédé à l’installation de 176 formateurs sur les 304 prévus pour l’ensemble du programme. Cette collaboration porte également sur la mise à disposition des installations sportives du MJS au profit des établissements de formation professionnelle ; l’aménagement des espaces sportifs des établissements de formation professionnelle qui en sont dotés ; l’attribution, sur la base des besoins exprimés, de matériels sportifs et pédagogiques adéquats pour la pratique sportive ; la mise en position d’activité des personnels pédagogiques au sein des CFPA et INSFP.
Enfin le cinquième axe que nous évoquerons, dans cette présentation succincte des efforts entrepris par le secteur dans la prise en charge des jeunes en formation, concerne la lutte contre les fléaux sociaux au sein des établissements de formation tels la drogue ; la toxicomanie ; le sida ; le tabagisme ainsi que toutes les autres formes d’atteinte à la santé physique et morale des jeunes. En relation avec les départements ministériels et les organismes concernés (Santé, Travail, Solidarité, Office national de lutte contre la drogue, …) des journées d’information et de sensibilisation sont régulièrement organisées au profit des stagiaires et apprentis.
Toutes ces actions ont été portées à l’ordre du jour des rencontres régionales en vue de leur amélioration et de leur renforcement et ont fait l’objet d’un large débat qui sera élargi lors de la conférence nationale que le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnels organise les 16,17 et 18 février2008 au Complexe Olympique Mohamed Boudiaf sur la politique sectorielle de prise en charge de la jeunesse.
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